La fleur rare
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La fleur rare

#867 · Publiée le 22 juillet 2026 · 3 min de lecture

Texte

Un botaniste amateur consacrait sa fortune et ses talents à la culture des orchidées.
Ses serres étaient pleines de plantes étranges et précieuses, provenant des pays les plus éloignés
et sur lesquelles il veillait avec un soin jaloux.
Il voulait mieux encore : créer une fleur nouvelle, magnifique, étonnante de forme et de couleurs.
Mais ni ses efforts persévérants ni sa science n’avaient abouti.
Un soir où il devait s’absenter, il appela le gardien de ses trésors pour lui recommander d’user d’une vigilance particulière et d’avoir soin de fermer portes et fenêtres car un orage menaçait dans le lointain. Le gardien promit et le maître s’en alla, confiant. Or, le gardien fut infidèle à sa parole. L’orage survint,
le vent souffla en tempête, s’engouffra dans les serres aux fenêtres mal closes, en arracha les vitres par où pénétrèrent des trombes d’eau et d’énormes grêlons.
Le désastre fut affreux. Dans les serres brisées, inondées, les orchidées gisaient, lamentables, mélangées à des débris de verre.
À son retour, le maître furieux, désespéré de ce malheur, se montra inconsolable.
Cependant, il finit par rassembler tant bien que mal les restes mutilés de ses collections et tenta de reconstituer ses serres.
Une année, deux années s’écoulèrent. Quelques orchidées se mirent à fleurir, péniblement, pauvrement. Où était leur gloire d’autrefois ?
Mais, ô surprise ! Un jour, on vit poindre le bouton d’une fleur inconnue qui, bientôt, s’ouvrit toute grande, merveilleuse, inédite. C’était la fleur tant cherchée, tant rêvée : sa création était due à l’orage dévastateur !
Cette découverte consola le botaniste de son long chagrin et, pour rappeler l’origine de la fleur rare,
il l’appela : « l’orchidée-ouragan ».
Lorsque nos plans sont brisés, nos efforts anéantis, notre santé compromise, rappelons-nous que ces heures de détresse et d’obscurité peuvent faire éclore la fleur rare, le bonheur vainement cherché
et que nous n’espérions plus, la joie d’essence supérieure qui absorbe peines et amertumes.
Émergeant de ses misères, un poète donnait ce sage conseil : « Dépouille devant tous l’orgueil qui te dévore, cœur gonflé d’amertume et qui t’es cru fermer ; aime et tu renaîtras, fais-toi fleur pour éclore. »
Il rendra son désert semblable à un Éden, Esaïe 51 : 3.

Versets

Ainsi l’Éternel a pitié de Sion, Il a pitié de toutes ses ruines ; Il rendra son désert semblable à un Éden, Et sa terre aride à un jardin de l’Éternel. La joie et l’allégresse se trouveront au milieu d’elle, Les actions de grâces et le chant des cantiques.
Ésaïe 51:3

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